La fondation April a réalisé un baromètre intitulé « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? » en partenariat avec l’Institut de sondage BVA (1). En voici les principaux résultats.

Hyperconnexion1

Quel est le rôle de la Fondation APRIL ?

Nathalie Hassel : La Fondation APRIL se veut observatrice des grands enjeux sociétaux en matière de santé et mène des études pour mieux les comprendre. Contrairement aux idées reçues, être en bonne santé ne signifie pas se soigner toujours plus mais bien comprendre et agir pour sa santé. Depuis sa création en 2008, la Fondation vise ainsi à promouvoir une santé responsable, c’est-à-dire, une santé tournée avant tout vers la prévention et la valorisation des comportements.

L’infographie met en exergue plusieurs paradoxes. 72 % des Français pensent qu’il serait bénéfique pour leur santé et leur bien-être de limiter leur temps passé sur des écrans et pourtant, près de 7 Français sur 10 se disent incapables de se passer d’outils connectés plus d’une journée. La moitié des Français pensent par ailleurs que l’exposition aux écrans n’a aucun impact sur la santé en général. Ils reconnaissent l’importance de montrer une certaine exemplarité à leurs enfants et cependant, avouent être incapables de décrocher de leurs écrans, confirmant ainsi leur addiction. Même constat pour la lumière bleue : 86 % des Français interrogés ont entendu parler de ses conséquences sur la santé mais ils sont seulement 34 % à avoir paramétré leurs écrans pour en limiter les méfaits.

Fabienne Ernoult, Déléguée Générale à la RSE et Fondation APRIL : « Les solutions contraignantes notamment dans l’entreprise sont massivement rejetées. Dans ce baromètre, force est de constater que chacun veut garder sa liberté d’usage. Dans l’univers professionnel par exemple, les Français sont majoritairement défavorables aux restrictions de mails et déconnexion forcée, 92 % d’entre eux rejettent la proposition d’instaurer des journées sans email. Il n’y a pas de solution unique applicable pour tous, mais pertinente dans un contexte. Au travail par exemple, c’est l’opportunité de s’interroger sur ses pratiques individuelles et collectives, nos habitudes de travail et garder la main sur son quotidien. Nous sommes tous victimes ou pollueurs dans l’entreprise, souvent démunis en famille vis-à-vis des enfants, et pourtant, c’est un véritable enjeu d’équilibre et de santé. Il n’y a donc pas un bon usage dans l’absolu mais un « juste usage ». »

 

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